Partager l'article ! Le monde comme atelier: Tibo Streicher, le monde pour atelier Installé désormais dans les Cévennes, il signe une derni& ...
. Afrique
. Traversée du désert du Sahara de Sidi Ifni (Maroc) à Nouadhibu (Mauritanie).
. Observation de léclipse totale du soleil depuis les hauts plateaux de Kloto (Bénin).
. Immersion au Pays Dogon au coeur du Sahel malien (Mali).
. Amérique Latine
. Entre les tangos endiablés de Buenos Aires et le silence envoûtant de Tierra del Fuego (Argentine).
. Titicaca, le plus haut lac naviguable du monde et ses îles flottantes des Uros (Bolivie-Pérou).
. Descente du cours de lAmazone dIquitos (Pérou) à Belém (Brésil).
. Hisser les voiles et flotter dîles en îles jusquà Cuba (îles des Caraïbes).
. Du désert du Sonora à celui de lArizona (Mexique-Etats-Unis)
. Asie
. Au départ de Varanasi, remonter la vallée du Ganges (Inde).
.Solitude méditative sur les sommets Tibétains. (Tibet)
.Royaume de Bagan, la plus importante cité médiévale de lAsie (Birmanie).
. Traversée des steppes Mongoles en empreintant la ligne Pékin-Moscou du Transsibérien (Chine, Mongolie, Russie).
. Australie
. Des mystères du Mont Uluru à ceux de la montagne
KataTjuta.
. Sur le fil de Blencoe Falls jusquaux berges de Zoe Falls.
. Partir à la découverte des arts et saveurs aborigènes.
. Europe
. Malérargues, comme point de départ.
. Telle une couronne posée sur la Colline Rouge, la citadelle de Lalhambra fascine (Espagne).
. Quelque part sur le cercle polaire entre terre, eau, glace et mer (Norvège).
A 25 ans, Tibo Streicher a déjà derrière lui un joli parcours. Artiste peintre au style plein de nostalgie et de profondeur, son travail fait preuve d’une maturité étonnante et lui vaut le soutien de fidèles collectionneurs. De nombreuses expositions, aussi bien personnelles que collectives, jalonnent sa jeune carrière. Elles lui ont valu quelques critiques enthousiastes qui permettent de présager un joli futur à ce poète inspiré qui s’envolera, début 2006, pour un tour du monde révélateur.
Partagé entre le Cévennes (où il possède un atelier) et Paris, Tibo Streicher a échafaudé un projet de tour du monde pas comme les autres afin d’élargir son champs d’investigation, nourrir son inspiration et confronter ses jeunes certitudes. Ce projet va voir le jour grâce au soutien d’une cinquantaine de collectionneurs qui ont d’ores et déjà accepté de financer pour partie cette expédition en échange de dessins que l’artiste leur enverra, tous les trois mois, du bout du monde. Ces carnets de voyage épistolaires, qui serviront autant à garder le lien qu’à partager les émotions au fil d’étapes préalablement établies formeront une œuvre originale, à la fois globale et diffuse. Chaque abonné à ce voyage par souscription et délégation en sera le dépositaire. Le projet est magnifique et pour ce poète inspiré par les paysages urbains, les friches industrielles et toutes les traces de civilisation, la confrontation s’annonce prometteuse.
L’ idée d’en découdre avec les paysages qui constitueront son itinéraire le galvanise. Et comment ne pas rêver, comme lui, à l’idée de traverser le désert du Sahara de Sidi Ifni au Maroc, de s’immerger au cœur du Pays Dogon (Mali), de se laisser emporter par la fougue d’un tango endiablé à Buenos Aires ?
Les dessins et aquarelles qu’il enverra au fil de ses étapes promettent de porter la trace émotionnelle de ce périple qu’il nous invite à vivre avec lui, comme autant de témoins. Comme une famille laissée sur place à qui l’on donne plus que des nouvelles... la couleur de ses sentiments. Le témoignage Tibo laissera assurément une trace fondatrice dans son œuvre. Il marquera un tournant important dans le travail de ce peintre mûr pour ce type de découverte. Le suivre dans cette quête, c’est plus que l’accompagner, c’est participer à une mutation riche de sens. Tibo cherche encore une dizaine d’amateurs avant de hisser les voiles. Son invitation au voyage ne peut laisser insensibles les amateurs d’art. L’engagement sur deux ans est de 240 euros pour dix œuvres originales sur papier. Par souci d’accessibilité, l’artiste a prévu la possibilité d’un abonnement mensuel de 10€ .
Et si vous partiez avec lui ?
Bruno Lecoq,
rédacteur en chef de "Tentation".